Trois concepts made in France pour une pratique motomarine 100% écolo

Trois concepts made in France pour une pratique motomarine 100% écolo

C’est un fait. Les véhicules nautiques motorisés participent de manière substantielle à la pollution des océans et des eaux intérieures. Au même titre que les porte-conteneurs et autres bateaux cargo, les jet skis sont systématiquement pointés du doigt.

Conscients de l’urgence d’agir pour l’océan de toutes les manières possibles et pour éviter aux amateurs de devoir renoncer aux plaisirs de la motomarine, les start-ups françaises proposent aujourd’hui des alternatives plus respectueuses de l’environnement…

La démarche des constructeurs

Pour obtenir qu’on les bannisse définitivement, les détracteurs de la motomarine s’appuient essentiellement sur la pollution ou plutôt les pollutions qu’elle occasionne. Car il est vrai que les jet skis ont différentes manières de polluer les plans d’eau.

À la marée d’émission de gaz à effet de serre, au déversement de substances non biodégradables comme l’huile moteur et à la consommation excessive de carburant s’ajoutent en effet les nuisances sonores dont l’impact sur la vie sous-marine a été prouvé. Le but n’est pas d’enlaidir davantage la réputation des motomarines. D’autant plus que depuis environ décennie, les constructeurs s’évertuent à réduire leur empreinte sur l’environnement. Il s’agit alors d’identifier les principaux facteurs polluants pour leur trouver des substituts écofriendly !

Et la solution la plus pertinente pour l’ensemble des problématiques soulevées semble trouvée à travers la motorisation électrique, moins polluante à l’utilisation, moins énergivore et plus silencieuse. En tout cas, les concepteurs des trois modèles qui vont suivre en sont convaincus !

BlueWay

Portée par la start-up aixoise Next Blue, BlueWay est une trottinette marine à propulsion électrique dont la stabilité et la pilotabilité sont conçues et optimisées pour la navigation en milieu aquatique.

Réponse(s) écologique(s) :

• Matériaux 100 % recyclables
• Motorisation électrique silencieuse
• Pas d’émission de gaz à effet de serre
• Sillage discret

Prenant la forme d’un surfboard dirigeable à l’aide d’un guidon rabattable, la BlueWay qui est également équipée d’une hélice carénée se classe parmi les engins de plage. Praticable seul ou à deux, sans permis et à tout âge, « de 5 à 85 ans » selon son constructeur, elle est présentée comme le nouveau support idéal pour pratiquer un loisir nautique en famille, notamment en raison de sa vitesse « volontairement limitée à 7 km/h ». La planche de glisse électrique en PEHD recyclable, insubmersible et bénéficiant d’un système de géolocalisation jouirait d’une autonomie exceptionnelle de 8 heures.

Overboat

Lui aussi conçu par une start-up de Montpellier, Neocean, l’Overboat est le premier catamaran compact, « léger, futuriste et monoplace » capable de s’élever au-dessus de la surface de l’eau.

Réponse(s) écologique(s) :

• Besoin en énergie réduit de 60 % grâce au contact limité avec la surface et donc, une trainée réduite
• Motorisation électrique à entraînement direct 3 fois moins énergivore qu’un équivalent thermique
• Pas d’émission polluante dans l’eau
• Moteur silencieux

Ce sont 4 hydrofoils à autorégulation électronique couplés à une hélice carénée qui lui permettent de décoller, mais aussi de se stabiliser pendant la navigation. Utilisable sans permis bateau, l’engin nautique de haute technologie se veut multi-usage : glisse nautique sportive motorisée, comme alternative au « scooter des mers », véhicule de navigation pour les clubs nautiques et les parcs marins, surveillance portuaire. Côté performance, l’Ovetboat qui embarque un moteur électrique d’une puissance de 3 kW décolle à 7,5 nœuds (≈ 13,9 km/h) et peut atteindre une vitesse de pointe 15 nœuds (≈ 28 km/h). Une version bi-place est en cours de finalisation et devrait être commercialisée courant 2020.

Lupo Original

Conçue et montée artisanalement en France par la jeune pousse nantaise Bird-E-Marine, le Lupo qui se classe parmi les hydroptères (motomarine électrique à foils) biplaces s’illustre par sa vitesse de pointe à 30 nœuds (≈ 55 km/h), l’un des plus rapides du genre !

Réponse(s) écologique(s) :

• Gain de vitesse et consommation limitée grâce à la trainée minimale permise par les foils
• Motorisation électrique peu énergivore
• Pas d’émission de fumée ni rejets polluants
• Navigation ultra silencieuse

Derrière un look néo-rétro qui serait inspiré de la silhouette d’un loup, cette machine est pourtant un bijou nautique ultra moderne avec une coque full carbone et des accessoires en titane, inox maritime et aluminium. Pour décoller de la surface, il lui faut atteindre une vitesse de 8 nœuds (≈ 15 km/h). Ses performances plutôt inédites, le Lupo les doit à son moteur hors-bord — rabattable pour embarque un passager — fonctionnant exclusivement à l’énergie électrique. Celui-ci est alimenté par une batterie 4,4 kWh ayant une plage d’autonomie de 2 à 3 heures selon le pilotage. Pour une charge complète, compter 4 heures.

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