Fischy, drone sous-marin antiplastiqueLa pollution plastique des plans et cours d'eau

Des drones sous-marins pour aspirer les déchets marins

Des drones sous-marins pour aspirer les déchets marins

L’OMPE a dévoilé en juin un projet de robots sous-marins afin de résoudre le problème de la pollution marine par le plastique.

La « barge géante et ses drones antiplastiques » serait-elle LA solution à la pollution des océans ? C’est en tout cas ce qu’espère l’Organisation Mondiale pour la Protection de l’Environnement (OMPE) qui planche actuellement sur une technologie capable d’assainir les océans encombrés de déchets. L’ONG basée à Villeneuve-Loubet (près de Nice) ambitionne d’envoyer des drones submersibles baptisés « Fischy » dans les fonds marins du globe pour les débarrasser des déchets plastiques.

Source de l’image : ompe.org

Plus concrètement, les drones qui seront reliés via radar et sonar aux « Plastic hunters » — barges géantes fonctionnant à l’énergie solaire, postées à la surface — seront déployés par centaine, ratissant nuit et jour les profondeurs (jusqu’à 80 mètres) pour en aspirer les détritus plastiques entassés, sacs, bouteilles, gobelets, pailles, tongs, mais aussi mégots, paquets de cigarettes, et matériels de pêche usagés (filets, nasses, cordes…). Les déchets ainsi récupérés seront alors déposés dans les barges pour y être compressés et stockés dans une cuve en vue de leur recyclage sur le continent.

Mettre fin à des décennies d’incivisme environnemental

Selon le WWF, ce sont 8 millions de tonnes de plastiques qui se déversent chaque année dans les océans, polluant l’eau et menaçant non seulement la biodiversité, mais aussi la santé humaine en altérant la chaine alimentaire marine à sa base.

Compte tenu de l’état de dégradation des écosystèmes marins (on estime le nombre de détritus à plus de 540 millions rien que dans les profondeurs marines européennes), les législations relatives à la production, la commercialisation et la consommation des plastiques à usage unique sont louables, mais ne permettront malheureusement pas d’éradiquer le fléau qui sévit et s’aggrave depuis plusieurs décennies. En renforcement des campagnes de sensibilisation, des projets visant à dépolluer les fonds marins comme celui-ci doivent se multiplier pour parvenir à des océans sains jusqu’à l’arrêt définitif de la production de plastique à travers le monde.

via OMPE – Organisation Mondiale pour la Protection de l’Environnement (youtube)

Inutile de préciser que ce genre d’initiative requiert non seulement un important investissement humain, matériel et financier, mais aussi un réel engagement des parties prenantes. Dans un entretien accordé à Nice-Matin, le fondateur de l’OMPE, Emmanuel Gil précise « tout est fait en interne, nous souhaitons maintenant réaliser le prototypage et essayons de toucher des investisseurs d’ici ou d’ailleurs, pour réunir a minima 250 000 euros, pour le premier “Fischy”. Ensuite, avec une fabrication en série, chaque drone pourrait revenir à 75 – 100 000 euros ».

D’après les estimations de son initiateur, l’ONG OMPE, la mise en œuvre de La barge géante et ses drones antiplastiques devrait créer 15 000 emplois et le coût total du projet s’élève à 50 millions d’euros. La mise en service du premier drone est prévue pour 2021.

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